Élise Lucet charge les chaînes d’information, les journalistes de BFM TV répondent
La journaliste s’en est prise à ses confrères des chaînes d’information et se dit « saoulée » de voir ça.

Sur France 5, Élise Lucet était invitée sur le plateau de Pascal Clark, dans l’émission « Revu ». Pendant son entretien, la journaliste d’investigation reconnaît qu’elle ne regarde pas les chaînes d’informations et fait même part de son agacement. Elle déclare : « Je vais être tout à fait honnête. Je ne regarde quasiment jamais les télés d’info en continu. Aucune. Vraiment. Même pas franceinfo », elle ajoute également : « Je n’ai pas le temps et ça me saoule ! Il y a un côté où on vous maintient comme ça, en haleine. Pour moi, un journaliste, ce n’est pas quelqu’un qui a un micro, comme ça, et qui parle devant une caméra ».
La journaliste propose alors sa définition du métier : « C’est quelqu’un qui va sur le terrain, qui va rencontrer des gens, qui va prendre des risques quand il va aller en Ukraine. Il va prendre des risques parce qu’il fait une enquête un peu costaud ». Elle estime alors que les journalistes des chaînes d’information sont des « commentateurs d’actualité » et ajoute : « J’ai envie de voir des vrais gens. Je n’ai pas envie de voir des journalistes qui parlent des vrais gens. J’ai envie d’entendre des gens de terrain, des gens qui font plein de boulots différents ».
Les journalistes de BFM TV répondent
Sur Twitter, les journalistes de la rédaction de BFM TV n’ont pas du tout apprécié les propos et ont réagi. Le journaliste Patrick Sauce, régulièrement à l’antenne pour rendre compte du conflit en Ukraine écrit : « Un journaliste, c’est quelqu’un qui va sur le terrain, qui va rencontrer des gens, qui va prendre des risques quand il va aller en Ukraine’ Comme Frédéric Leclerc-Imhoff de @BFMTV, qui l’a payé de sa vie il y a tout juste une semaine. Quelle indécence, Élise Lucet ».
Frédéric Leclerc-Imhoff, était le journaliste français envoyé sur le terrain en Ukraine pour BFM TV. Il a été tué après une attaque contre le bus dans lequel il se trouvait. D’autres journalistes ont également rendu hommage à Frédéric Leclerc-Imhoff, notamment Philippe Corbé, le chef du service politique de la chaîne. Il écrit sur Twitter : « Cela fait une semaine aujourd’hui que notre collègue et ami Frédéric Leclerc-Imhoff a été tué en Ukraine, dans un bombardement. Il est mort derrière sa caméra, pour nous informer. Nous pensons très fort à lui, à ses proches, ainsi qu’à son équipe ».









