Le Vatican ouvre une enquête sur une mystérieuse disparition, il y 40 ans
Une adolescente de 15 ans vivait au Vatican avant de disparaître en 1983. Depuis, l’affaire n’a toujours pas été résolue.

Depuis 40 ans, un mystère, parmi de nombreux autres, plane sur le Vatican. En 1983, une jeune fille de 15 ans a disparu dans la Cité État. Depuis, l’enquête n’avance pas et personne ne sait réellement ce qu’il s’est passé. Dernièrement, une mini-série sur Netflix a relancé le mystère et fait bouger le Vatican.
Ce mardi 10 janvier, le Saint-Siège a annoncé l’ouverture d’une enquête pour connaître les circonstances de la disparition de la jeune Emanuela Orlandi. La famille de la victime réclamait cette enquête depuis des dizaines d’années. L’avocate de la famille, Laura Sgro, reste dubitative : « Nous ne savons pas ce que va faire le Vatican. Dans les prochaines heures, je demanderai une rencontre au promoteur de justice pour comprendre. Jusqu’à présent, le Vatican n’a rien fait. Quels sont les documents qu’ils veulent revoir, ceux de l’enquête du parquet de Rome ou ont-ils un dossier qu’ils veulent partager ? Je demande depuis des années que certaines personnalités appartenant au sommet du Vatican soient entendues (…), malheureusement certaines sont décédées entre-temps », déclare-t-elle à l’AFP.
Emanuela connaissait bien le Vatican, son père y travaillant. Le 22 juin 1983, elle n’est jamais revenue d’un cours de musique donné à Rome. Officiellement, personne ne sait ce qu’il s’est passé. Officieusement, plusieurs théories s’affrontent. Dans la mini-série de quatre épisodes, le frère d’Emanuela estime que le Vatican sait ce qu’il s’est passé et que les propos du pape François le confirment, lorsqu’il a déclaré : « Elle est au ciel ».
Certains assurent que la mafia est impliquée. Selon une ancienne maîtresse d’un membre de la mafia italienne, un chef de groupe criminel officiant à Rome, l’aurait enlevée et coulée dans du béton. D’autres estiment qu’elle a été kidnappée pour faire pression sur l’ancien président américain de la banque du Vatican, Paul Marcinkus ou encore pour demander la libération de Mehmet Ali Agça, le Turc qui avait tenté d’assassiner le pape Jean Paul II en 1981. Ce dernier a d’ailleurs assuré, il y a trois ans, qu’Emanuel Orlandi était toujours en vie et que la CIA avait des informations.
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