Séisme en Turquie-Syrie: l’enfer des rescapés
Près de deux semaines après le double tremblement de terre meurtrier, l’aide internationale afflue mais le défi est de taille. Des millions de personnes sans abri se battent pour leur survie.
Alors que les morts reposent encore par milliers sous les décombres de villes syriennes et turques, les secouristes ont désormais abandonné tout espoir de retrouver l’une ou l’autre personne encore vivante sous les gravats. À Antakya (l’ancienne Antioche) comme à Adiyaman, en Turquie, Alep ou Jandairis, en Syrie, cités à l’histoire millénaire balayées de plein fouet par la terrible adversité, la recherche des victimes a quitté le registre de l’urgence absolue. Dans les milliers d’immeubles affaissés comme de fragiles châteaux de cartes, l’enlèvement des corps est devenu bien plus une question de salubrité publique et de respect des défunts. Entre les constructions effondrées, dans les rues dévastées, les survivants errent, hagards, accablés, à jamais sans doute traumatisés par les scènes d’horreur qui hanteront leurs nuits longtemps encore.









