Le ministère du Tourisme italien provoque la polémique
Pour faire la promotion du tourisme en Italie, le ministère a misé sur une promotion qui ne plaît pas vraiment aux Italiens.

Pour vanter les spécialités italiennes, le ministère du Tourisme a eu une idée dans l’air du temps : faire appel à une influenceuse. Mais pas n’importe laquelle. Sur Instagram, un compte a été ouvert avec le visage de Vénus du tableau de Sandro Botticelli, « La Naissance de Vénus ».
Dans plusieurs clichés, c’est donc Vénus qui devient une influenceuse pour vanter les spécialités italiennes. Sur une photo, elle mange une pizza. Dans une autre, elle pose devant le Panthéon ou le Colisée à Rome. Dans son premier poste, Vénus ainsi personnifiée et invite les internautes à découvrir les beautés du pays : « Salut tout le monde ! Bienvenue sur mon nouveau profil. Préparez-vous à commencer un voyage à la découverte des merveilles de l’Italie. Suis-moi ! ».
La campagne a été lancée le 20 avril dernier, d’abord sur Youtube, puis sur Instagram. La première vidéo a cependant été supprimée. En effet, beaucoup d’Italiens ont fait part de leur agacement et de leur colère de voir ainsi le patrimoine du pays être ainsi utilisé. Beaucoup reprochent de voir le tourisme faire, d’une certaine façon, la promotion de la culture de « l’instagrammable ». Une attitude qui s’est énormément développée et qui peut souvent poser problèmes aux riverains des grandes villes italiennes.
Des banques d’images
Autre échec de cette campagne, dans les vidéos postées sur Youtube, certaines images proviennent de paysages slovènes. Un réalisateur italien, Massimiliano Milic, a pointé du doigt ces images qui ne convenaient pas : « Savez-vous comment le ministère italien du Tourisme a décidé de relancer le Made in Italy ? Avec à la vingt-septième seconde une belle vidéo (…) d’une cave à vin en Slovénie, déguisée en images de l’Italie ».
Cette campagne de promotion a été conçue avec près de 9 millions d’euros d’argent public, de quoi faire grincer des dents. La plupart des images utilisées proviennent également de banques d’images comme Artgrid ou même Shutterstock. Les coûts paraissent alors difficiles à justifier selon les contribuables.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.








