Talbot Lago T26: le dernier sursaut
Sacrées voitures (27).
De 1935 à 1960, Talbot Lago a porté haut l’étendard de l’automobile de luxe à la française. Hélas !, à l’image des concurrentes Delahaye, Salmson, Hispano-Suiza, Hotchkiss et bien sûr Bugatti, aucune de ces marques de prestige n’a survécu aux désastreuses conséquences de la dernière guerre. Avant d’être reprise par Anthony Lago, le constructeur de Suresnes (Île-de-France), baptisé en 1903 à l’initiative du Français Adolphe Clément et de l’Anglais Charles Chetwynd-Talbot, avait déjà connu de graves difficultés financières. L’arrivée du major Lago, d’origine italienne, va redorer ce blason éreinté en visant très haut. Avec le concours de son compatriote Carlo Marchetti, il met au point un superbe moteur à six cylindres, vrai bijou d’orfèvrerie, à l’assemblage artisanal. Monté sur un châssis traditionnel, l’ensemble est prêt à se distinguer autant sur les circuits et pistes qu’à faire le bonheur de clients fortunés pouvant s’adresser aux nombreux carrossiers que compte l’Hexagone ! La guerre met un halte-là à tout ça.










