Accueil Actu Stars

Festival de Cannes: Eva Longoria, cash sur le privilège des réalisateurs masculins

Présente sur le tapis rouge pour sa première réalisation, la star s’est confiée sur les difficultés qu’elle a rencontrées pour exercer ce métier en tant que femme d’origine hispanique.

Temps de lecture: 3 min

Avec « Flamin’ Hot », c’est la première fois qu’Eva Longoria passe derrière la caméra. Bien que ce rôle soit nouveau pour elle, l’actrice connaît parfaitement le milieu hollywoodien.

Après cette première expérience en tant que réalisatrice, Eva Longoria a tenu à insister sur le privilège dont profitent les réalisateurs masculins. Selon Variety, l’actrice estime que les femmes n’ont pas droit à l’erreur, contrairement à leurs homologues masculins.

À lire aussi : Festival de Cannes : Jill Vandermeulen s’incruste sur une photo d’Eva Longoria et les internautes sont hilares (photo)

Lors de sa conférence Kering Women in Motion, Eva Longoria a déclaré : « Un homme blanc peut réaliser un film de 200 millions de dollars (de budget), échouer et en obtenir un autre. C’est le problème. Moi j’ai droit à un coup, une chance, en travaillant deux fois plus dur, deux fois plus vite, avec deux fois moins d’argent. » Elle précise : «  Mon film n’était en aucun cas à petit budget. Ce n’était pas 100 millions de dollars, mais ce n’était pas 2 millions de dollars non plus. À quand remonte le dernier film de studio réalisé par une femme d’origine hispanique ? C’était genre il y a 20 ans. On ne peut pas avoir un film tous les 20 ans.  »

Illusion progressiste d’Hollywood

Selon elle, Hollywood « n’offre pas assez de chances de croquer dans la pomme » aux réalisatrices hispaniques. Avec son premier film, elle espère servir d’exemple. Cette « histoire motivante et pleine d’espoir montre comment les entreprises américaines sous-estiment la communauté hispanique. La même chose peut être dite pour les studios hollywoodiens.  »

Pour la nouvelle réalisatrice, « l’illusion » qu’Hollywood « est progressiste » est le cœur du problème. « La réalité est que nous sommes encore loin derrière en matière de représentation égale » de la communauté hispanique à l’écran. Elle précise : « 28 % des acheteurs de billets au box-office sont d’origine hispanique (…) Votre film ne fonctionnera pas si vous n’avez pas le public latino. »

Elle poursuit : « Le problème est que si ce film échoue, les gens vont se dire : « les histoires latinos ne fonctionnent pas ». Les femmes réalisatrices ne sont pas en mesure de gérer la situation.  »

Son film « Flamin’ Hot » sera disponible sur Disney+ à partir du 9 juin prochain. En mars, au SXSW Festival, il a d’ailleurs reçu le prix du public dans la catégorie « Têtes d’affiche ».

Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.

Sur le même sujet

Aussi en Stars

Voir plus d'articles

À la Une