Anvers gangrenée par la drogue, la police lutte: «Notre mission est de déstabiliser la criminalité organisée»
Depuis 12 mois, Anvers et son port sont gangrenés par une violence sans précédent liée au trafic de cocaïne. Yve Driesen, directeur judiciaire de la PJF d’Anvers, nous parle du défi XXL de ses troupes.
« Coup de filet, 30 suspects interpellés », « 600 kilos de cocaïne saisis », « De la drogue cachée dans un conteneur de thon », « 20 habitations endommagées par une grave explosion »… Ces titres sont issus de la presse belge de ces six derniers mois. En janvier, la mort d’une fillette de 11 ans, tuée par balle dans le cadre d’un règlement de comptes, avait achevé de placer Anvers sur la carte du trafic international de cocaïne et de la violence – ici gratuite – qu’il engendre. La presse internationale ne s’y trompe pas non plus. « Anvers, le port de l’angoisse », titre le « JDD ». « Anvers peut-elle gagner la guerre contre la drogue ? », se demande Arte. « Comment Anvers est devenue la capitale européenne de la drogue », assène « The Times ».










