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La chakchouka, un mélange millénaire

L’histoire à table de la semaine.

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Journaliste Temps de lecture: 3 min

Alain Ducasse, le grand chef français multi-étoilé, ne pouvait pas mieux la définir : la chakchouka est l’équivalent maghrébin de la ratatouille provençale. Il en présente une version gastronomique, mais nous reviendrons aux origines de ce plat de caractère. La chakchouka se prononce « čekčuka » en berbère. On la trouve encore phonétiquement sous les formes « tchektchouka », « tchoukchouka », « tchouchkaka » ou « tchoutchouka ». Le nom aurait été emprunté à la langue punique (le carthaginois des Phéniciens), où il signifie « mélanger », comme en hébreu d’ailleurs. Et pour cause, cette poêlée est un véritable mélange de légumes : des poivrons ou piments verts et rouges, des tomates, ainsi que des oignons. En fin de cuisson, on y casse des œufs qui terminent de cuire à la chaleur des légumes. On retrouve des plats assez similaires dans la cuisine ibérique : la frita, le pisto manchego ou la ojja. Signalons que le « şakşuka » turc est lui aussi à base de légumes cuits dans l’huile d’olive.

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