Robin Campillo: «Le cinéma a besoin de mystère»
Avec « L’île rouge », Robin Campillo replonge dans ses souvenirs d’enfance à Madagascar.
Le film commence par une scène de dîner en famille, observée depuis une cachette par le jeune héros, Thomas. Que raconte cette entrée en matière ?
Le film s’inspire de nombreux souvenirs que j’ai vécus à Madagascar, et j’avais bien une caisse en bois dans laquelle je me cachais pour lire ou observer les autres. Avec le recul, je vois bien qu’en regardant le film, on peut associer cela à l’image du ventre de la mère, ou du magasin d’une caméra. Mais le film parle de l’éducation du regard de Thomas sur le monde et de la subjectivité de son environnement colonial. Thomas sent la performance de la féerie que jouent les adultes autour de lui.
Il crée un imaginaire à partir du contexte paternaliste et colonialiste dans lequel il se trouve ?










