«Un hiver en été»: l’Apocalypse selon Laetitia Masson
Avec « Un hiver en été », la réalisatrice nous offre un drame choral et mélancolique.
Votre nouveau film est une sorte de « Ronde » d’Arthur Schnitzler, mais avec la menace d’une nouvelle période glaciaire en toile de fond…
La science me fascine. Il y a un tel gouffre entre les problèmes un peu terre à terre des gens autour de nous et l’infinité de mystères qui nous entourent. Si on pense à Galilée, on réalise qu’aujourd’hui encore, on est loin d’avoir tout compris. La scène d’introduction, avec ce bulletin radio menaçant et la voix de Stephen Hawking en fond sonore, prévient le spectateur qu’il y a un poids derrière la légèreté apparente du film. Qu’il est invité à s’ouvrir à des thèmes étourdissants comme le destin de l’humanité.
Vous ne semblez pas tenir de discours alarmant sur les avancées technologiques, mais plutôt tenir une position neutre…










