Les deux périodes de gloire des Gibb
« Bee Gees – In Our Own Time », 22h55, Arte.
Ils étaient trois, sans compter le cadet Andy qui disparut le premier, et il ne reste désormais plus que Barry, l’aîné. Il y a longtemps que les Bee Gees sont entrés dans la légende, et pas en raison d’un destin de « Tragedy » mais bien par la formidable complexité de leur harmonie vocale. Le documentaire que propose ce vendredi soir Arte a l’immense mérite de retourner aux sources du trio originaire de Manchester qui, fraîchement débarqué en Australie au cœur des fifties, se passionna pour la nouvelle tendance du rock harmonieux, immortalisé par les Everly Brothers. « C’est en écoutant pour la première fois “Wake up, Little Susie” que mes deux jeunes frères jumeaux et moi avons attrapé le virus », commente Barry dans l’un des premiers extraits du docu. « Sans eux, jamais les Bee Gees n’auraient existé ! » Il est vrai que les frangins du Kentucky marquèrent une rupture avec le blues qui, jusque-là, dominait dans le rock US.









