Accueil Actu Soirmag

L’étonnante méthode d’une ville américaine pour rafraîchir les rues

Dans la ville de Phoenix, en Arizona, les températures ont atteint les 48 degrés. Toutes les méthodes sont donc bonnes pour refroidir les rues.

Temps de lecture: 3 min

La technique ne fait pas l’unanimité. Dans la ville de Phoenix, aux États-Unis, les autorités ont mis en place le programme « Revêtement frais » visant à appliquer de la « crème solaire » sur les routes. Ces dernières deviennent donc plus claires. De cette façon, la chaleur et la lumière du soleil sont réfléchies loin de la surface.

Interrogé par Reuters, David Hondula, le directeur du bureau de Phoenix en charge de la chaleur, explique : « Comme beaucoup d’autres villes, nous cherchons à mettre en place des stratégies de refroidissement, et l’une des choses à faire est d’examiner les endroits chauds et de les rafraîchir. Et quand on regarde les images satellites des surfaces chaudes de notre ville, deux éléments ressortent clairement : les toits et les routes.  »

Le résultat d’une recherche

En travaillant avec les chercheurs de l’Université d’État d’Arizona (ASU), les représentants de la ville sont arrivés à la conclusion qu’ils diminuaient la température des routes de six à sept degrés en appliquant ce revêtement gris clair. Il s’agit d’une nouvelle technologie nommée MARTY.

Jennifer Vanos, professeur associée à l’école de développement durable de l’Université d’État d’Arizona, précise : «  C’est une station météorologique qui mesure le rayonnement net dans trois directions, ainsi que la température de l’air, l’humidité et la vitesse et direction du vent afin de comprendre ce qu’un être humain ressent sur une surface donnée. Ces informations sont enregistrées toutes les deux secondes. Ça nous permet de comprendre quelle quantité de rayonnements solaires est émise, et laquelle est réfléchie grâce au revêtement.   »

Une méthode qui ne convainc pas

Certains habitants restent sceptiques. L’une d’entre eux explique d’ailleurs ne voir « aucune différence quand on sort ». Elle ajoute : « Je ne pense pas que cette nouvelle technologie soit très bénéfique, ni que ce soit utile d’investir pour installer ça dans toute la ville. »

À lire aussi : Boire ou périr, il faut choisir !

Masavi Perea, le directeur adjoint de l’association pour le climat n’est pas non plus convaincu : «  J’apprécie que la ville de Phoenix tente de nouvelle chose. Mais bon, c’est un peu tard… On va quand même dans la bonne direction, mais le problème avec les nouvelles technologies, c’est qu’il faut des années pour récolter des données.  » Selon lui, il faut privilégier « les choses que l’on connaît et qui fonctionnent, et notamment planter des arbres. »

Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.

L'actu en vidéo

 
Sur le même sujet

Aussi en Société

Voir plus d'articles

À la Une