Natalie Portman, Kev Adams et Charlotte Gainsbourg: des personnalités se joignent à la marche contre l’antisémitisme en France
Une « grande marche civique » contre l’antisémitisme doit s’élancer en début d’après-midi à Paris, en présence d’une bonne partie de la classe politique française, mais sans le chef de l’Etat ni l’opposition de gauche radicale.

À Paris, une grande marche contre l’antisémitisme se prépare. De nombreuses personnalités du monde politique seront présentes pour montrer leur soutien. Des stars du milieu culturel seront également présentes dans les rangs. Organisée à l’appel des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, la marche se veut une réponse à l’explosion du nombre d’actes hostiles aux juifs depuis les massacres du Hamas en Israël le 7 octobre et la riposte militaire massive qui a suivi.
Selon les informations de BFMTV, Natalie Portman et Kev Adams sont attendus lors de cette marche. D’autres acteurs et actrices seront également présents dont Elie Semoun, Gilles Lellouche, Elsa Zylberstein, Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg. Les dessinateurs Riad Sattouf et Joann Sfar participeront également à la marche, de même qu’Anne Sinclair, David Douillet et Marjane Strapi.
Le cortège parisien reliera le Palais-Bourbon et celui du Luxembourg, à partir de 15h00, au départ de l’esplanade des Invalides. Des rassemblements sont également prévus en province, notamment à l’appel de l’Association des maires de France. Manifestations où « les postures n’ont pas leur place », a mis en garde Elisabeth Borne dans un tweet dimanche matin, ciblant à la fois la gauche radicale de La France insoumise dont « l’absence parle d’elle-même », et l’extrême droite du Rassemblement national dont « la présence ne trompe personne ».
La Première ministre, dont le père de confession juive a été déporté, défilera au premier rang du cortège parisien, dans un carré de tête réunissant des personnalités « incarnant » la République, comme les ex-présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy et d’anciens chefs de gouvernement, mais « pas de chefs de parti ».
Emmanuel Macron, lui, n’y sera pas. Le président de la République s’est adressé aux Français samedi soir, par le biais d’une lettre publiée par le journal Le Parisien. Il y a déploré « l’insupportable résurgence d’un antisémitisme débridé ». « Une France où nos concitoyens juifs ont peur n’est pas la France », a-t-il écrit, en lançant un appel à l’unité de la France « derrière ses valeurs, son universalisme ».







