L’année 2023 s’est terminée par l’éruption solaire la plus puissante depuis 2017 (photo)
Le 31 décembre, l‘Observatoire de la dynamique solaire de la Nasa a enregistré une éruption solaire de catégorie X5.0.

Quelques heures avant le passage à 2024, le soleil est entré en éruption, libérant ainsi une grande quantité d’énergie pendant plusieurs minutes. Classée en catégorie X.5,0, « il s’agit également de la plus grande éruption observée depuis le 10 septembre 2017, date à laquelle une éruption X8,2 s’est produite », indique la NASA dans un communiqué.
Les éruptions solaires ne sont pas des phénomènes rares. Elles se manifestent sous forme d’ondes électromagnétiques allant des ondes radio, aux rayons gamma, en passant par les rayons X. Elles sont répertoriées en quatre catégories (B, C, M et X) en fonction de leur puissance. La classe X concerne les éruptions les plus intenses et le nombre qui l’accompagne, allant de 1 à 9, indique son niveau de force.
C’est le Solar Dynamics Observatory de la NASA, chargé d’observer le Soleil en permanence depuis 2010, qui a capturé une image de l’événement. Une tache solaire, c’est-à-dire une partie de la surface du Soleil, nommée AR3536, s’est détachée de l’étoile.
Les éruptions solaires engendrent généralement des éjections de masse coronale (CME) qui prennent la forme d’une vague de plasma propulsée à très haute vitesse provoquant une « tempête géomagnétique », aussi appelée « tsunami solaire », susceptible d’affecter notre planète.
« Les CME mettent généralement plusieurs jours à arriver sur Terre, mais il a été observé que certaines des tempêtes les plus intenses arrivaient en 18 heures » renseigne la
Sur X (anciennement Twitter), la NASA se veut rassurante. Elle rappelle que les éruptions solaires « ne peuvent pas traverser l’atmosphère terrestre pour affecter physiquement les humains au sol. Cependant, lorsqu’ils sont suffisamment intenses, ils peuvent perturber l’atmosphère dans la couche où voyagent les signaux GPS et de communication ».
« Les éruptions solaires peuvent avoir un impact sur les communications radio à haute fréquence, les réseaux électriques, les signaux de navigation et présenter des risques pour les engins spatiaux et les astronautes », précise aussi l’agence spatiale américaine dans un communiqué.
Le Centre de prévision météorologique spatial de la NOAA prévoit déjà un nouveau pic d’activité entre janvier et octobre 2024 avec nouvelles « taches solaires comprises entre 137 et 173 ».
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