La Belgique de l’entre-deux guerres: les années 1920-1930 (11)
À la fin de 1918, éblouie de sa liberté retrouvée, la Belgique euphorique travaillait sans relâche à une nouvelle prospérité. Focus sur une période clé et mal connue de notre histoire.
Albert Ier était sans illusions. La bêtise humaine lui inspirait une sereine pitié. Par tempérament, il était pessimiste. Si son devoir lui commandait, par exemple pendant la guerre, de montrer aux autres le visage de la confiance, sa véritable nature était de douter. « Le pessimisme qu’il nourrissait secrètement, écrit de Lichtervelde, lui faisait récapituler ses déceptions ; dans une foule, il voyait tout de suite les dix gaillards qui ne se découvraient pas ; il savait que ses attitudes manquaient, en public, d’aisance et de naturel ; il ne croyait guère au charme de la royauté présente et visible dans son appareil traditionnel. »










