Les exactions de la «Gestapo» de l’armée allemande
Moins connue que la police politique de la SS, la Geheime Feldpolizei, la police secrète de la Wehrmacht, a causé beaucoup de victimes dans les rangs de la Résistance belge et usé de méthodes comme autant de crimes de guerre.
En matière de répression, les exactions de la Gestapo au cours de la Deuxième Guerre mondiale sont sinistrement entrées dans l’Histoire. Également au service du IIIe Reich, un autre acteur a provoqué beaucoup de dégâts et causé nombre de victimes dans les rangs de la Résistance : la Geheime Feldpolizei (GFP) ou police secrète de campagne de la Wehrmacht, l’armée allemande. En quatre années d’actions sur notre territoire occupé, ce service de l’appareil répressif nazi a ainsi procédé à l’arrestation de plusieurs milliers d’hommes, démantelé de nombreux réseaux et commis bon nombre d’actes de torture et de faits de violence, exactions qui pour la plupart sont demeurées impunies. Dans leur ouvrage « La police secrète de la Wehrmacht en Belgique » (éd. Weyrich), les historiens Louis Fortemps et Vincent Gabriel pourfendent ce mythe d’une Wehrmacht « propre », selon lequel à côté d’un parti nazi et d’une SS tenus pour responsables de tous les crimes du régime, l’armée allemande aurait été étrangère à ces crimes, voire victime elle-même de ceux-ci.










