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Albert Ier, le plus grand de nos rois

Albert n’est pas né pour régner, mais par les aléas de l’Histoire, il est devenu le plus grands de nos Souverains… et pas que par la taille.

Journaliste Temps de lecture: 3 min

Né en 1875, il est le fils cadet du comte et de la comtesse de Flandre. Son oncle, le roi Léopold II, est sur le trône depuis dix ans, mais vient de perdre son seul fils et héritier, le petit prince Léopold. Tous les espoirs du Royaume reposent sur les épaules de Baudouin, le frère aîné d’Albert, pressenti comme héritier. Las, celui-ci meurt à 21 ans d’une pneumonie.

Au tour d’Albert. Il est timide, dyslexique et un peu empoté. Il devient pourtant Roi le 23 décembre 1909 à la mort de Léopold II. Pendant la Grande Guerre, il décide de rester à la tête de ses troupes et ne pliera jamais devant l’ennemi, résistant dans une minuscule portion de Belgique libre (autour de La Panne). Un comportement jugé héroïque au sortir de la guerre, qui fait de lui dans le monde entier une icône, le Roi-Chevalier, alors que son épouse Elisabeth est adulée comme la Reine Infirmière. Il se moque de son surnom, lui qui déteste monter à cheval, se jugeant trop grand. Par contre, il est casse-cou, adore la moto et pilote même des avions.

« Travailler jusqu’à crever »

Comme beaucoup de cadets de familles royales, il n’a pas reçu une éducation très soignée, ce qui nourrit son sentiment d’infériorité et sa timidité. Jusqu’au jour de sa mort, il s’efforce de compléter ses connaissances, de parfaire sa culture. Comme il l’écrit à Elisabeth en 1906 : « Il faut travailler jusqu’à crever afin d’acquérir non pas une capacité, ce qui est impossible, mais un savoir suffisant pour exclure au moins le ridicule que la fonction doit m’infliger plus tard. » Comme son épouse, il nourrit une véritable fibre sociale, mais reste bien au-dessus des parti(e)s politiques. « Ma femme est plus socialiste que moi, mais je suis plus libéral qu’elle. » Sa position à l’égard des problèmes sociaux était celle du cœur. « Je ne suis pas bolcheviste, confia-t-il un jour à Charles Maurras, mais je tiens à défendre mes ouvriers contre la finance internationale. » (Pierre Stéphany, « De l’Yser à la prospérité », éd. Weyrich). Il était, selon le mot d’un de ses biographes, plus démophile que démocrate. L’évolution démocratique était, selon lui, inévitable, mais son ambition était de l’harmoniser au principe monarchique, dans lequel il voyait le seul ciment capable d’assurer, au milieu des partis et des groupes de pression, la continuité nationale. Il a fait de son destin un métier. Philippe, notre roi actuel, a trouvé en lui un modèle inspirant.

Retrouvez notre dossier sur Albert Ier en kiosque ou sur Soirmag.be dès ce mercredi 14 février.

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