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Jérémy Ferrari se confie sur ses addictions: «Il faut m’enfermer et me soigner»

L’humoriste et producteur était parmi les invités de Frédéric Lopez pour un « Dimanche à la campagne ».

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Ce dimanche 3 mars, les téléspectateurs de France 2 ont pu découvrir les invités de Frédéric Lopez dans un « Dimanche à la campagne ». Cette fois-ci, Jérémy Ferrari était présent, aux côtés d’Isabelle Boulay et Gautier Capuçon. Alors que l’émission invite à la confession et l’introspection, Jérémy Ferrari est revenu sur une période sombre de sa vie, traversée par l’alcoolisme et la dépression.

L’humoriste et producteur assure que « depuis petit, ça ne va pas dans (sa) tête ». En devenant humoriste et surtout, en rencontrant le succès, il explique que la situation est devenue de plus en plus compliquée. « J’avais déjà des problèmes avec l’alcool parce que ne pas boire tous les jours me demandait un effort. Quand ça commence à marcher je suis convaincu que ça va résoudre mes problèmes ».

Les choses s’aggravent quand Jérémy Ferrari est ivre presque tous les soirs. Il commence désormais à boire la journée. Les médicaments font également leur apparition pour lutter contre les effets de l’alcool, «  parce que je n’ai plus la forme, je perds ma voix sur scène donc je commence à prendre de la cortisone », confie-t-il à Frédéric Lopez.

Un soir, Jérémy Ferrari ne va pas bien. Il explique qu’il était alors en tournée pour son deuxième spectacle et il est épuisé. L’humoriste n’a pas dormi depuis trois jours. Il confie également s’être disputé avec sa copine de l’époque. Sans vraiment s’en rendre compte, Jérémy Ferrari contemple l’idée de mettre fin à sa vie.

« (…) Je me suis mis au bord de la fenêtre. Au début je ne voulais pas sauter. Je voulais juste voir si l’imaginer m’apaise et donc je suis sur une petite corniche ». À ce moment, un ami arrive par surprise dans la chambre et tente de le faire descendre. « Mais tout d’un coup, je ressens énormément de joie et je me dis que tout ça n’a tellement pas d’importance, que je peux sauter et ne pas souffrir », continue Jérémy Ferrari. Quand il commence à trébucher, il revient à la réalité : « Et là, je me dis que je suis capable de me tuer. Je me dis qu’il faut absolument qu’on m’enferme. Je dis à mon ami « Il faut m’attraper, m’enfermer et me soigner » ».

Rapidement, Jérémy Ferrari entre en cure de désintoxication pour lutter contre ses addictions à l’alcool mais aussi aux médicaments et finalement pour soigner sa santé mentale. Les médecins lui diagnostiquent un alcoolisme chronique sévère, un trouble de l’attention avec hyperactivité et un haut potentiel. Une situation difficile pour l’humoriste : « Le plus dur ce sont les obsessions. Ça te torture psychologiquement, ça bousille ta vie. Ça crée des sensations d’angoisses sur des choses qui n’existent pas ». Aujourd’hui, Jérémy Ferrari est accompagné et suit une hygiène de vie rigoureuse.

Ne restez pas seul avec votre souffrance. Les bénévoles du Centre de prévention suicide sont joignables 24h/24 et 7j/7 au 0800-32.123 dans l’anonymat et gratuitement. Pour une consultation psychologique de crise ou d’accompagnement du deuil après suicide, vous pouvez prendre rendez-vous au 0491-37.06.72.

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