David Dehenauw: «En général, les gens se rendent compte que je ne peux rien contre le mauvais temps»
Le visage familier des téléspectateurs de RTL-TVI se confie sur les critiques qu’il peut parfois recevoir.

« En avril, ne te découvre pas d’un fil. En mai, fais ce qu’il te plaît. » Les météorologues sont devenus des figures d’expertises. Et les citoyens belges les écoutent attentivement mais parfois les critiques pleuvent.
Interrogé par nos confrères de HLN, David Dehenauw, visage familier des téléspectateurs de RTL-TVI, explique : « Les gens se rendent généralement compte que je ne peux rien faire contre le mauvais temps. Lorsqu’une prévision ne se réalise pas, il arrive que quelqu’un y fasse allusion, mais je suis rarement critiqué sur les réseaux sociaux. Lorsque cela se produit, c’est généralement en rapport avec la question climatique. Si je suis invité dans un programme d’actualité pour aborder ce thème, les réactions pleuvent avant même que je n’aie prononcé un mot. »
De son côté, Frank Deboosere, ancienne figure de la VRT explique : « Quand il faut annoncer pour la énième fois qu’il va pleuvoir, c’est un peu compliqué. Cela passe mieux auprès du public quand on annonce du mauvais temps en automne. Le même bulletin est beaucoup moins bien accueilli au printemps. Vous êtes alors le bouc émissaire Si vous ne savez pas composer avec cela, il faut changer de métier. »
Malheureusement, les marques de sympathie ne sont pas les plus courantes : « Une fois, j’ai reçu une lettre contenant une balle accompagnée d’une menace. Tout simplement parce que j’avais prédit du mauvais temps. Cette lettre a été transmise au parquet et finalement classée sans suite. », poursuit-il.
Frank Duboccage, présentateur météo de VTM depuis 2007 tempère : « C’est compréhensible, car sur la base des prévisions, ils organisent leur vie quotidienne et ce n’est pas agréable si les plans envisagés tombent à l’eau. Mais souvent, les gens font leurs propres prévisions en se basant sur les applications météo. Ils voient qu’il fera 20 degrés et concluent hâtivement qu’il fera beau. Ils font des projets qui sont ensuite contrariés par la pluie. Ils se plaignent alors que nous n’avions pas prévu cette pluie, alors qu’en fait c’était le cas. Les prévisions ne sont pas toujours bien écoutées. »
Il confie prendre toujours son temps avant de se prononcer. « Si nous observons lundi qu’il y a de grandes chances qu’il fasse beau le week-end, je ne vais pas répandre la nouvelle tout de suite (…) Ce n’est pas une bonne idée de faire des prédictions et de donner de l’espoir aux gens trop longtemps à l’avance. »
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.









