La belle de Pékin (1/2)
Digne d’un roman d’espionnage, cette histoire témoigne de l’incroyable raffinement d’un piège pervers mis au point par les services secrets chinois pour recruter une taupe au sein des services français.
Paris, 30 juin 1983. 11h40. Un diplomate français, Bernard Boursicot, est interpellé près de la station de métro École militaire par une équipe de policiers qui l’embarque au siège de la DST (Direction de la Sécurité du Territoire), au numéro 7 de la rue Nélaton, dans le 15e arrondissement. Le fonctionnaire est placé en cellule, au deuxième sous-sol du bâtiment. Les commissaires divisionnaires Raymond Nart et Yvan Bassompière se relaient pour l’interroger. Ainsi commence une affaire d’espionnage qui leur permettra de décrypter le fonctionnement du nouveau service secret de la Chine communiste, le Guo-Anbu. Les questions fusent sur la disparition d’une centaine de documents à l’ambassade de France de Pékin puis à la représentation d’Oulan-Bator au temps où Boursicot était en poste en Mongolie.










