Cannes: les larmes d’Adèle Exarchopoulos ovationnée par le public (vidéo)
L’actrice était très émue de voir la réaction du public après la projection de « L’amour ouf » lors du Festival de Cannes.

Une grande fresque amoureuse, « musicale et violente », sur presque trois heures : après son triomphe avec « Le Grand Bain », Gilles Lellouche a présenté jeudi 23 mai à Cannes « L’Amour ouf », qui pourrait être « le film d’une génération », selon une de ses jeunes actrices.
« J’avais envie de faire un film qui soit un tout petit peu dénué de cynisme », a confié à l’AFP l’acteur-réalisateur, le voyant comme un « élan poétique, amoureux… Le temps de l’innocence retrouvé » avec « de grands mouvements lyriques contrariés par de grands mouvements de violence comme un battement de cœur, la chair et le sang. »
Se déroulant dans les années 1980 dans le nord de la France, il raconte l’histoire d’amour entre Jackie et Clotaire dans une « valse des genres », entre le « film de voyous, de gangsters, de revanche mais aussi le film de teenagers » et surtout « le film que j’avais envie de voir », glisse le réalisateur.
Jackie étudie quand Clotaire traîne. Et puis leurs destins se croisent et c’est l’amour fou.
La vie s’efforcera de les séparer mais ces deux-là sont comme les deux ventricules du même cœur, nous livre le synopsis.
Le film, adapté du roman irlandais éponyme de Neville Thompson, réunit à l’écran deux chouchous du public, François Civil et Adèle Exarchopoulos, et n’est « pas du tout une comédie musicale » même si la musique est un personnage à part entière et que le collectif La Horde chorégraphie une scène de danse, a précisé Gilles Lellouche.
Pour Adèle Exarchopoulos, Palme d’or en 2013 pour « La vie d’Adèle », « c’est courageux d’aimer tout court aujourd’hui. On en a besoin ».
Si le couple Civil-Exarchopoulos fonctionne parfaitement à l’écran, l’amour charnel n’y figure pas : « Je trouve le choix intelligent », juge l’actrice parce que ça « parle du poids des mots, à quel point ta nature peut évoluer en fonction de l’amour qu’on te porte, des épreuves que tu traverses ».
« Uppercut de joie »
Gilles Lellouche explique aussi avoir « filmé une scène » mais l’avoir enlevée, estimant que ça « n’avait pas beaucoup d’intérêt ».
« Il va y avoir une version longue donc peut-être qu’il y aura cette scène », révèle l’actrice mais même celle qui a été tournée était « pudique ».
Adèle Exarchopoulos a été séduite immédiatement par le scénario : « C’était presque physique, j’ai eu tout de suite envie d’aimer », dit-elle estimant que c’est pour ça « que le cinéma peut être nécessaire. Ça te révèle quelque chose à toi-même, ça bouscule tes certitudes et surtout tu te sens vivant ! », s’est-elle enthousiasmée.
Gilles Lellouche, qui a découvert le livre grâce à Benoît Poelvoorde « il y a 17 ans », a reconnu être « très stressé » : « Je n’ai jamais été en compétition de ma vie, c’est mon deuxième film tout seul, je suis fou de joie mais j’ai peur ».
Une sélection pour la Palme d’or qu’Adèle Exarchopoulos a vécu comme « un uppercut de joie ».
« Je n’ai pas de Palme d’or contrairement à Adèle donc je suis comme un gamin ici », a quant à lui confié François Civil qui salue un « film qui ressemble tellement à Gilles », avec « un souffle que je ne vois pas ailleurs dans le cinéma français ».
Pour Malik Frikah, qui livre une interprétation convaincante du jeune Clotaire, entre malice et colère qui déborde, « ça va faire du bien à la nouvelle génération ». « Ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu de film qui prône autant l’amour chez les jeunes ».
« C’est le film d’une génération, j’espère », prévoit, quant à elle, Mallory Wanecque qui joue la jeune Jackie.
« C’était tellement joyeux et on est tous tellement fiers du film », note François Civil que « compet’, pas compet’, prix pas prix, quelque part… », « on a gagné », complète Adèle Exarchopoulos. « C’est l’amour kiffe, double kiffe », conclut l’acteur.
Après la projection de ce jeudi, le public était debout pour applaudir les acteurs et le réalisateur. Adèle Exarchopoulos n’a pu retenir ses larmes face à cette standing ovation.
La sortie en salles est prévue le 16 octobre.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.








