Accueil Actu Soirmag

Six questions aux filles de Brigitte Macron

Alors qu’Emmanuel Macron est lâché par ses plus fidèles, il ne peut désormais plus compter que sur son épouse Brigitte et ses deux filles.

Entretien - Temps de lecture: 4 min

Laurence Auzière : « Maman n’a pas changé d’un iota »

Née en avril 1977, elle est la deuxième enfant et la fille aînée de Brigitte Macron et d’André-Louis Auzière, son premier mari. Cardiologue passionnée d’art, Laurence Auzière s’est récemment lancée dans l’aventure artistique, avec son compagnon Matthieu Graffensttaden, en créant des œuvres à base… de cellules humaines ! Le couple explique : « On effectue un prélèvement de salive où figurent des cellules. On les fixe ensuite sur une lame de microscope qu’on envoie dans un labo médical. Il y a une coloration scientifique qui s’effectue, dans une gamme de rose et de bleu. On va alors retravailler graphiquement et picturalement les cellules à la peinture acrylique. Intrigué par cette démarche à la fois scientifique et artistique, l’Institut du Monde arabe nous a fait l’honneur de faire entrer l’une de nos œuvres dans ses collections permanentes. »

Quelle a été la réaction de votre mère lorsqu’elle a appris votre désir de devenir artiste ?

Maman sait que je dessine et peins depuis toujours. C’est d’ailleurs un peu de sa faute. Enfants, avec mon frère et ma sœur, nous avons écumé quantité de musées. Et pas que celui du Louvre ! Mon père avait aussi de très beaux livres d’art dans lesquels je me plongeais avec passion. Maman est elle-même très sensible à l’art. Il n’y a eu aucune surprise de sa part lorsque j’ai annoncé mon projet de collaborer avec mon compagnon. Elle a trouvé ça fort et tendre.

Elle était présente lors de l’entrée de votre œuvre à l’Institut du Monde arabe…

Bien sûr ! Et le Président également. Vous savez, elle est la Première dame de France mais, pour nous, elle est restée « Maman ». Elle n’a pas changé d’un iota. Il était évident pour elle d’être là, de m’entourer. Pour la réalisation de notre fresque, nous avons prélevé les cellules salivaires de 42 enfants. Ils étaient conviés au cocktail d’inauguration. Maman a été profondément touchée de voir leurs réactions et leur fierté : ils entraient au musée. Ils devenaient soudain des gens importants, reconnus. J’ai été frappée de voir à quel point elle a gardé un contact facile avec les plus jeunes. J’entends et je lis beaucoup de choses à son sujet mais, moi, sa fille, je peux vous garantir qu’elle n’est déconnectée d’aucune réalité !

Vous avez des contacts fréquents ?

Tous les jours. Et si les enfants sont souffrants, c’est… plusieurs fois par jour ! Qu’il y ait un roi à recevoir, un dîner officiel, un sommet de chefs d’État ou qu’elle soit en déplacement à l’autre bout du monde, maman téléphone. Quand je vous dis qu’elle n’a pas changé !

Tiphaine Auzière : « Elle a toujours été un modèle »

Née en janvier 1984, elle est la troisième enfant de Brigitte Macron. Récemment, l’avocate de la famille publiait son premier roman, « Assises », dans lequel la vie de son héroïne, Diane, se mêle profondément à la sienne.

Votre maman est une ancienne professeure de français. A-t-elle pris part d’une quelconque façon à l’aventure de ce livre ?

Personne ne savait que j’écrivais un roman. Pas même mon mari ou mes enfants. Je n’ai dévoilé mon projet que lorsque j’y ai mis le point final. Maman a été l’une des toutes premières à me lire. Elle a été très touchée, évidemment. Elle a fait quelques remarques qui m’ont été très constructives, et, surtout, elle m’a dit : « Je m’en veux de ne pas avoir remarqué plus tôt ta facilité, ta faculté d’écrire juste et bien. »

Vous avez perdu votre papa. Peut-on dire que, par sa carrière, Emmanuel Macron vous a un peu privé de votre maman ?

Je ne vois pas cela sous cet angle, d’abord parce que je n’en suis pas privée. Jamais ! Elle continue à faire partie de nos vies, au quotidien. Quand on a une maman de cette envergure-là, il est normal de la partager. Le handicap, les enfants malades, la lutte contre le harcèlement, le décrochage scolaire… il n’y a pas un sujet pour lequel elle ne milite pas. Elle y met son cœur et son énergie, tout en continuant à jouer son rôle de mère, de grand-mère.

Vous l’admirez ?

Depuis toujours. Bien avant qu’Emmanuel n’entre dans sa vie. Bien avant qu’elle devienne la Première dame de France. Elle a toujours été un modèle d’indépendance, de force, d’abnégation et d’amour !

L'actu en vidéo

 

Aussi en Société

Voir plus d'articles

À la Une