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Kowari: «La musique en Belgique, c’est vraiment un petit monde»

Le duo a fait sensation au Gent Jazz, le festival de jazz de Gand, le 10 juillet dernier. Il faut dire que Damien Chierici au violon et Louan Kempenaers au synthé sont des connaisseurs de la scène belge avant de se lancer dans ce projet commun.

Entretien - Temps de lecture: 3 min

En 2019, Louan Kempenaers travaille sur la bande originale d’un court métrage et cherche un musicien pour l’accompagner. C’est alors qu’il fait la rencontre de Damien Chierici. Leurs univers combinent des éléments de rock et d’électronique avec leurs instruments de prédilection : le piano et le violon. Leur premier album « Trail », sorti en 2022, prend des teintes contemplatives, tandis que le deuxième, « Memento », sorti cette année, explore davantage l’électronique. Sur la scène en plein air du Stadsmuseum, les deux musiciens jouent avec la foule et la lumière dans une mise en scène vaporeuse et électrisante. Entre eux, la complicité est palpable. L’un arrive à finir la phrase de l’autre quand ils ne parlent pas en chœur.

Il y a vraiment une ambiance cinématographique qui ressort de vos morceaux et de vos lives.

Damien Chierici : C’est vrai. Quand nous avons commencé, nous composions la bande originale d’un film imaginaire. On pensait le jouer avec des projections d’images parce qu’on avait un peu peur de se jeter à l’eau avec juste le piano et le violon. Puis nous avons fait ce premier concert au Botanique en 2022 et ça s’est super bien passé. Il y avait des projections, mais elles ne se voyaient pas. On s’est finalement rendu compte que ça marchait aussi sans.

Comment avez-vous défini votre univers ?

Louane Kempenaers : Avec Kowari, on retrouve nos instruments de prédilection avec une empreinte rock, mais en y ajoutant une approche plus électronique. C’était la dernière corde qui manquait à notre arc pour ce deuxième album, quelque chose de plus « uplifting », exaltant.

D.C.: On travaille beaucoup avec des loops et les pédales pour triturer le son. Pour le deuxième album, on était enfermé dans le studio et on a commencé à jouer avec les arpégiateurs, les boîtes à rythme, pour ensuite chercher des lignes mélodiques. Il n’y avait pas tellement de limites, donc c’était un gros laboratoire avec plein de trucs branchés partout.

La lumière donne une dynamique particulière à votre musique en live.

L.K.: Oui c’est vraiment le troisième membre du groupe… Le quatrième en fait parce qu’il y a aussi notre ingénieur son qu’il ne faut pas l’oublier (rires). Visuellement, il y a un vrai travail, tout est synchronisé.

À quand un projet pour un film ?

L.K.: Dernièrement, Kowari nous a pris beaucoup de temps, mais c’est quelque chose que nous avons envie de développer.

D.C.: À côté de ça, nous collaborons avec de nombreux artistes, le groupe Dan San et la scène musicale liégeoise. Nous avons aussi collaboré avec Dirk Brossé, le chef d’orchestre flamand, qui vient de Gand d’ailleurs. Vraiment, c’est une chance et il nous aime bien. Il a travaillé sur le premier album de Kowari, il a refait tous nos morceaux en version orchestrale avec l’orchestre de Liège en février. Le but, c’est qu’il travaille aussi sur le deuxième album, qu’il reprenne quelques morceaux.

Il y a des artistes que vous connaissez et aimez dans ce festival de jazz à Gand ?

On en connaît quelques-uns (réponse en chœur). La musique en Belgique, c’est vraiment un petit monde.

L.K.: Sofiane Pamart je l’ai déjà vu !

D.C.: Je connais aussi son batteur, j’ai déjà joué avec lui. Celui de Zap Mama aussi. Theo Croker, j’ai vraiment bien aimé le voir en concert.

L.K.: Air, on adore, Mélanie de Biasio aussi. Nous sommes de vrais passionnés de musique et nous allons voir vraiment beaucoup de concerts tous les mois, dans un peu tous les styles.

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