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Le nouveau patron de Starbucks se rendra trois fois par semaine à son bureau depuis son domicile. À 1.600 km de là, et en jet privé

Brian Niccol, suscite, depuis quelques jours, une vive polémique aux États-Unis. En cause, sa volonté d’effectuer la « navette » en jet privé entre son domicile californien et son lieu de travail à Seattle...

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C’est via le site de nos confrères américains de CNBC que nous avons relevé cette polémique qui touche l’entreprise spécialiste du café. Il faut savoir que Brian Niccol -50 ans- est fraîchement nommé comme PDG, il vient en droite ligne d’un autre géant de l’agroalimentaire : Chipotle Mexican Grill, chaîne de restauration rapide américaine. Il est reconnu pour ses qualités managériales.

Niccol a un solide bilan de redressement d’entreprises en difficulté : en tant que PDG de Chipotle, il a aidé la chaîne à se remettre du scandale des maladies d’origine alimentaire et à traverser la pandémie. Pendant son mandat chez Chipotle, l’action de l’entreprise a grimpé de 773 %, rapporte CNBC.

Ceci dit, ce qui semble poser problème à beaucoup, ce n’est pas sa confortable rémunération annuelle (1,6 million $ + des bonus jusqu’à 7,2 millions en fonction de ses performances) mais bien la clause qui l’autorise à effectuer la navette entre son domicile et son lieu de travail.

Il faut dire que ce n’est pas la porte d’à-côté ! En effet, il habite à Newport Beach, en Californie et le siège social de Starbucks se situe à 1.600 kilomètres de là, à Seattle. Or, c’est prévu dans son contrat et ces déplacements s’effectueront tous en avion privé. L’information est d’ailleurs publique puisqu’elle figure dans le dossier déposé auprès de la SEC (contrôle des marchés financiers aux USA) la semaine dernière.

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Dans la lettre d’embauche, Starbucks précise tout de même qu’un bureau à distance sera aménagé pour Niccol à Newport Beach, près de son domicile, avec une assistante de son choix. Pour autant, selon un porte-parole de l’entreprise interrogé par CNBC, le patron sera attendu au bureau de Seattle « au moins trois jours par semaine, conformément aux politiques de travail hybride de Starbucks ».

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