Le collier qui fit trembler Versailles
Le 11 novembre, à Genève, Sotheby’s met en vente une myriade de joyaux historiques, dont une pièce extraordinaire : le collier Anglesey, dit aussi « le collier de la Reine ».
Il ressurgit du XVIIIe siècle. Ou presque. Avec ses légendes, ses intrigues, un parfum de splendeur et de mystère, un goût de gloire. Il faut reconnaître qu’il est incroyable : deux pompons, follement réalistes, au trompe-l’œil parfait, pavés de brillants, placés aux extrémités d’une écharpe composée de trois folles rivières de diamants taillés à l’ancienne. Selon les experts, ces pierres seraient indiennes (issues des mines Golconde), et pèsent près de 300 carats. Et il y en a 500 ! Plus inouï encore : elles auraient été prélevées sur le célèbre « collier de la Reine » qui défraya la chronique à la fin du XVIIIe siècle. Au point de faire trembler Versailles, frémir la couronne de France et de hâter la chute de Marie-Antoinette dans l’opinion publique, alors que jamais, au grand jamais, « l’Autrichienne » n’a eu l’intention d’acquérir le bijou.










