La fantastique aventure du Moulin Rouge
Né dans la foulée de l’Expo universelle de Paris en 1889, le cabaret « ailé » de la place Blanche, temple du french cancan, est le dernier symbole de plumes, de strass et de paillettes de Paris, Ville Lumière.
Le 6 octobre 1889, cinq mois jour pour jour après l’ouverture officielle de l’Exposition universelle de Paris toujours en cours, le pied de la butte Montmartre est en effervescence. Depuis la fin de l’après-midi, un ballet de calèches déverse sur la place Blanche des flots de personnalités issues des mondes de la politique, des affaires, comme du théâtre ou de la chanson. Les grands bourgeois ne sont pas en reste. Habits, longues robes, hauts-de-forme et chapeaux fleuris, tous sont venus, sur invitation, assister à l’ouverture du Moulin Rouge, le tout nouveau cabaret dont le nom est sur toutes les lèvres. À 19 heures, les ailes dudit authentique moulin de meunerie peint en rouge et reconverti en salle de spectacles commencent à tourner, brillantes de toutes leurs lampes Edison.










