Un loup dans la bergerie du 16
L’édito de Benoît Franchimont.
C’était il y a 20 ans. Début 2005, Bart De Wever amenait des camions remplis de faux billets de banque devant les ascenseurs à bateaux de Strépy-Thieu, dénonçant au travers de ce coup médiatique les « milliards d’euros d’argent flamand qui font le chemin chaque année vers la Wallonie ». Pendant des années, le discours séparatiste de la N-VA a fait mouche au nord du pays : les Wallons profitent des Flamands, il est temps de couper les ponts et d’obtenir l’indépendance de la Flandre. Vingt ans plus tard, fort de ses succès électoraux successifs, voilà Bart De Wever propulsé Premier ministre d’une Belgique unie qu’il déteste. Cherchez l’erreur. Républicain convaincu, le voilà nommé à cette plus haute fonction par le Roi, avec qui il va devoir travailler durant les années qui viennent.










