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Aboyeur royal, un métier qui a du chien

Les métiers d’antan. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Louise Depuydt
Temps de lecture: 3 min

À l’ère où le murmure des algorithmes s’insinue bien souvent dans la pensée humaine, la voix des hommes, elle, n’est pas près de se robotiser entièrement. En effet, la fascination qu’elle suscite ne semble pas se tarir. Certains la qualifient d’ailleurs de « vibration de l’âme », tandis que d’autres voient en elle une poule aux œufs d’or. La diva Mariah Carey a assuré ses cordes vocales pour 70 millions de dollars, c’est dire. User de sa voix comme gagne-pain, rien de neuf sur les tropiques, et pas seulement dans les hautes sphères du showbiz. Sur les marchés, les camelots haranguent les chalands, tandis que sur la plage, « beignets et chouchous » sont annoncés en chanson. Et que dire des speakers sportifs dont les commentaires vifs et tonitruants embrasent les gradins ? Alors que les enceintes connectées rythment nos vies en nous abreuvant d’un flot continu d’informations, il fut un temps où être tenu au courant de l’actualité n’était possible que grâce à un homme dont la qualité première était d’avoir du… coffre.

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