« J’ai l’impression de ne servir à rien » : Natasha St-Pier révèle avoir failli mettre un terme à sa carrière

Ce dimanche 16 mars, Natasha St-Pier était l’une des trois invités de Frédéric Lopez dans l’émission dominicale de France 2 « Un dimanche à la campagne ».
L’occasion pour la chanteuse canadienne de revenir sur les débuts de sa carrière dans la musique, alors âgée de seulement huit ans. Si beaucoup rêvent d’en faire leur métier, ce n’était pas le cas de la jeune Natasha St-Pier qui se voyait devenir infirmière. Mais les circonstances et ses succès dans le monde de la musique ont fait que ces projets initiaux ont été chamboulés.
Après la sortie de son troisième album « De l’amour le mieux » en 2003, Natasha St-Pier participe à l’émission télévisée « Vis ma vie » et devient infirmière l’espace de 24h. « Je vais travailler 24 heures aux urgences de Créteil. Ils sont débordés et quand ils s’aperçoivent que je sais à peu près gérer, ils vont me laisser faire des trucs. Et là, je rentre au bout de mes 24 heures en larmes », raconte-t-elle dans « Un dimanche à la campagne ».
Des larmes qui, comme elle l’explique, ne sont pas dues aux difficultés qu’elle rencontre lors de cette journée à l’hôpital mais au triste constat qu’elle fait à ce moment-là : « J’ai raté ma vie », se dit-elle en effet à l’époque.
Et la chanteuse d’enchaîner : « Je me dis que j’ai raté ma vie et je vais voir la patronne de mon label, Columbia Music à l’époque, et je lui dis : « écoute Valérie, je ne suis plus capable. Je ne veux plus faire ça. J’ai raté ma vie, ce n’est pas ça mon métier ». Mais en fait j’ai surtout l’impression que le métier que je fais ne m’apporte pas ce que le métier d’infirmière peut m’apporter humainement. J’ai l’impression de ne servir à rien et j’ai l’impression que ce que je fais n’apporte rien à personne. Et à moi en premier. La preuve, c’est que je ne suis pas heureuse. »
Natasha St-Pier qui, alors, ne veut plus être chanteuse culpabilise de vouloir changer de carrière et arrêter la musique. « Il y a plein de jeunes filles qui rêvent de devenir chanteuses. Moi je vis leur rêve et ça ne me fait rien », se souvient-elle avant de préciser : « Ce n’est pas le métier qui est violent, c’est souvent les gens de ce métier qui sont violents. […] À l’époque, je ne réalise pas que je peux avoir un impact (en chantant NDLR) ».
Alors âgée de 25 ans, l’artiste canadienne se demande pourquoi elle estime avoir plus de mérite en tant qu’infirmière que chanteuse. « Je comprends qu’en fait si j’aime être infirmière, c’est parce qu’au moment où je soigne les gens je les vois aller bien et c’est à moi que ça fait du bien », confie-t-elle tout expliquant qu’elle ne voyait pas à l’époque cette même immédiateté dans la musique.
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