Sandrine Kiberlain, divine dans la peau de Sarah Bernhardt
Il paraît que vous avez accepté le rôle de Sarah Bernhardt très rapidement, sans trop réfléchir…
Sandrine Kiberlain : C’est vrai mais c’est le cas pour la majorité des films que j’accepte. Ce sont généralement des coups de cœur. Je ferme le scénario et je me dis : « Oui, je veux être cette femme et quitter ma vie deux mois pour entrer dans la sienne ! » Et pourtant, je la connaissais très peu. Je savais qu’il s’agissait d’une tragédienne importante, mais j’en avais une image assez poussiéreuse. J’ai découvert une femme plus moderne que nous. Une dame qui, déjà à la fin du XIXe siècle, parlait de libérer les femmes, luttait contre l’antisémitisme, jouait des hommes et des femmes sur scène, et osait tout sexuellement avec ses amants et ses maîtresses. Une femme qui avait décidé d’avoir mille vies en une, qui voulait être aimée de tous et rendait les gens fous d’elle dans le monde entier.










