« Insultes et bousculades » : Laurence Boccolini a vécu un enfer à l’époque du « Maillon faible »

L’animatrice Laurence Boccolini s’est imposée dans le paysage audiovisuel français avec notamment le jeu « Le Maillon faible ». Dans son autobiographie intitulée « Showtime », l’animatrice revient sur le succès du jeu diffusé entre 2001 et 2007 mais également sur les mauvais côtés.
Comme l’explique Télé-Loisirs, Laurence Boccolini incarnait une animatrice sévère et cassante avec les participants. De quoi se mettre une partie du public à dos. Elle écrit ainsi : « Je passe sur les insultes permanentes dans la rue et dans les magasins, les bousculades, les jets de pierre dans mes fenêtres, les cris orduriers devant la maison en pleine nuit, les noms d’oiseaux, la grosse, la sorcière, ‘l’autre conne’, la méchante ».
L’animatrice poursuit : « Les premiers temps, j’osais à peine en parler à mon ‘supérieur’ à la chaîne. Un jour, au téléphone, j’étais dans ma cuisine en Seine-et-Marne, et il était à Ibiza dans sa villa en train de demander à son majordome en espagnol de ramener des glaçons : ‘Por favor Manuel’. Lorsque je lui parlai de mes mésaventures à Carrefour, il me fit cette réponse la bouche pleine : ‘Mais enfin, Laurence, est-ce que Nagui va au supermarché ? Bon ben voilà.’ Bon ben voilà. C’est tout ? ».
Dans cette autobiographie, Laurence Boccolini raconte une étrange scène qui s’est déroulée dans un restaurant. Elle se rappelle : « Je commandai un café que le serveur déposa devant moi avec un sourire. J’écoutais d’une oreille la conversation, touillai mon café d’un air perdu, le portai à mes lèvres en soufflant dessus, en bus une gorgée et reposai la tasse totalement pétrifiée. Je venais de boire non pas du café mais un breuvage explosif entre la lave en fusion et l’eau de vaisselle au cyanure », se souvient-elle.
« Un grand café à la haine »
L’animatrice de 61 ans poursuit : « Je tentai de reprendre ma respiration en désignant la tasse à mon invité qui ne comprenait pas pourquoi j’avais perdu le souffle. Je voyais en même temps les serveurs m’observer avec l’air d’avoir accompli une mission de la plus haute importance. »
Elle conclut : « Il fallut bien se rendre à l’évidence : le deuxième degré du Maillon faible n’avait pas encore touché tout son public et, ce samedi-là, dans le coin le plus sombre de cette enseigne franchisée, on avait trouvé que je méritais une punition de cet ordre : un grand café à la haine. »
Finalement, elle a décidé de quitter le restaurant.
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