«Ce ne sont pas mes bourrelets qui ont du talent»: Laurence Boccolini s’exprime sur les difficultés de sa carrière (vidéo)
« Je n’étais pas spécialement jolie, j’étais très ronde. »

Samedi 28 octobre, Laurence Boccolini était l’invitée de l’émission « C l’hebdo » sur France 5. Elle est revenue sur sa carrière télévisuelle qui dure depuis plus de trente ans.
« Le maillon faible », « Money drop », « Tout le monde veut prendre sa place » : Laurence Boccolini multiplie les projets à travers les années. Pourtant, rien ne la destinait à la télévision : « C’est un hasard, moi je suis une enfant de la radio, de la musique », a confié l’animatrice.
« Dans ‘Le Maillon faible’, je faisais un rôle de méchante »
Arrivée sur Europe 1 en 1986, Laurence Boccolini refuse qu’on l’appelle uniquement par son prénom, habitude très régulière pour les femmes à l’époque. « Ils ont dit oui mais ça a été très mal pris par certaines animatrices qui avaient déjà accepté », se souvient-elle.
L’animatrice et actrice de 60 ans est également l’une des premières femmes à avoir animé toute seule une émission télévisée. Loin d’attendre des remerciements, l’animatrice souligne : « J’ai cumulé beaucoup. Je n’étais pas spécialement jolie, j’étais très ronde. Dans ‘Le Maillon faible’, je faisais un rôle de méchante ».

C’est à partir de la période du « Maillon faible » que l’étiquette de défenseuse des rondes lui est collée, contre son gré. « Moi je ne voulais pas. Ce ne sont pas mes bourrelets qui ont du talent. Ce personnage (dans ‘Le Maillon faible’, NDLR) a marché, je ne pense pas que c’était parce que je pesais plus de...», précise-t-elle.
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« J’espère que ça leur ait donné envie de se présenter, même si elles ne correspondaient pas aux canons de beauté, même si maintenant ça change. Mais il n’y en a pas des milliers... C’est quand même un métier très masculin », déplore l’animatrice.
« Moi je me suis battue, ça m’a coûté beaucoup parce que dans ce métier il faut dire beaucoup non avant de dire oui. Et ça vous coûte forcément financièrement, ça vous coûte une exposition », révèle Laurence Boccolini, rappelant que ce qui est visible dans sa carrière n’est que la face émergée de l’iceberg. « J’ai refusé plein d’émissions (...) qui ne me correspondaient pas et où on ne comprenait pas que je puisse avoir un avis. »
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