« C’est une maladie » : François Cluzet évoque son passé de mythomane

De plus en plus de voix s’élèvent pour parler de santé mentale… « C l’hebdo » a d’ailleurs décidé de consacrer son émission de ce samedi 5 avril à ce sujet qui peut toucher tout le monde, de près ou de loin.
Invité sur le plateau de l’émission de France 5, François Cluzet est revenu sur son passé de mythomane. À l’âge de 8 ans, l’acteur apprend la séparation de ses parents, tous deux gérants d’un commerce de journaux. Le jeune garçon commence alors à mentir sur tout et n’importe quoi.
Et si la mythomanie n’est pas héréditaire, le jeune François la partage, lui, avec son frère aîné et son père.
« C’est une crise d’identité. […] Ça remonte à ma grand-mère dont le père ne l’avait pas reconnue. On n’était pas très fiers. En plus on avait une prise affective, ma mère était partie donc on se sentait assez mal », a expliqué l’acteur à Aurélie Casse sur le plateau de « C l’hebdo ». « Mon père se faisait passer pour un médecin, ça ne le gênait pas du tout. […] Aucun problème », a-t-il ajouté.
« Mon frère et moi, on était mytho. C’est-à-dire qu’on racontait tout le temps des trucs. Un jour j’ai vu sur le Net un type qui était avec moi au collège Stanislas et s’étonnait que j’aie pu dire avoir connu la misère. Il disait : « Moi je l’ai connu, il avait une voiture à 16 ans et une carte de crédit » », a poursuivi François Cluzet. Mais s’il s’était bien montré au volant d’une voiture à l’époque et s’il possédait bien une carte de crédit, la réalité était tout autre ! La voiture avait en effet été prêtée et la carte de crédit était reliée au compte de son père.
La mythomanie peut entraîner de graves problèmes lorsque les personnes s’enferrent dans des mensonges toujours plus gros mais François Cluzet précise que dans son cas, cette maladie l’a aidé au début de sa carrière de comédien. « Quand j’ai commencé le théâtre, ça m’a beaucoup aidé parce qu’on m’a dit que j’allais m’appeler Fernand Duval, moi ça ne me gênait absolument pas. C’était aussi facile pour moi que de baratiner », a-t-il expliqué.
Voulant pointer les aspects néfastes de la mythomanie, Aurélie Casse a alors lancé à François Cluzet : « Vous dites que si vous aviez continué, vous seriez peut-être devenu fou ». Et l’acteur de répondre : « Je pense que la mythomanie est une maladie, c’est-à-dire que vous n’existez pas vous-même. Vous pouvez vous mettre en danger en termes de santé, physiologique même. Parce que dès lors que vous n’êtes pas sain, vous créez un déséquilibre mental, nerveux… Je l’ai vu sur ceux qui sont restés mythomanes. Moi la chance que j’ai eue, c’est en faisant du théâtre où là vous ne pouvez pas faire autrement que d’être sincère dans la vie parce que votre boulot est de mentir », a-t-il conclu.
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