Le miel : un marché sucré, une réalité salée !
Nectar séculaire, le miel se retrouve aujourd’hui au cœur d’un paradoxe économique qui désarçonne l’apiculture française. Alors que l’Hexagone figure parmi les plus grands gourmands d’Europe avec 45.000 tonnes englouties annuellement, la production nationale s’étiole dangereusement face à une triple menace : le dérèglement climatique, le frelon asiatique, et les parasites qui fragilisent les colonies.
Le marché révèle une fracture béante entre des rayons qui débordent et des ruchers qui périclitent. Une aberration commerciale à son comble : les agriculteurs français croulent sous 20.000 tonnes d’invendus tandis que les deux tiers de la consommation hexagonale sont importés… Dans sa miellerie, Christophe Vossier contemple ses 33 fûts délaissés : « J’ai beau brader mon miel à 4,50€ le kilo, je ne peux pas lutter face aux importations à moins de deux euros. »








