Une radio de nouveau dans le viseur de l’Arcom à cause de Cyril Hanouna

C’est désormais une habitude. Cyril Hanouna est encore au cœur d’une intervention de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel français.
Ce dernier est intervenu « fermement » auprès d’Europe 1, selon un communiqué partagé le 21 mai, au sujet de l’émission « On marche sur la tête ». Il s’agit d’un rendez-vous journalier présenté par Cyril Hanouna. L’épisode ciblé par l’Arcom date du 11 novembre 2024.
Cyril Hanouna donne alors la parle à un certain « Stéphane de Vendée ». Le sujet porte sur les attaques antisémites du 7 novembre 2024 à Amsterdam, après un match opposant le Maccabi Tel-Aviv et l’Ajax. L’auditeur se lance dans ses explications déclarant qu’un « terreau arabo-musulman, travaillé par une propagande islamiste, est aussi un terreau électoral pour l’extrême gauche et La France insoumise qui l’utilisent sans vergogne et renouent avec une vieille tradition. »
Après deux minutes de laïus, Cyril Hanouna donne plus d’informations sur cet intervenant : « Stéphane, je tiens à dire que vous connaissez ce que vous dites puisque vous êtes ancien député européen. Vous parlez de ce que vous connaissez. »
Sur X, Jean-Michel Aphatie avait repéré : « Stéphane Buffetaud a siégé à Bruxelles de 1997 à 1999 sous l’étiquette du Mouvement pour la France (MPF), groupuscule présidé par Philippe de Villiers. » Ce dernier officie sur CNews, chaîne du même groupe qu’Europe 1.
L’auditeur expliquera dix minutes plus tard avoir été candidat « soutenu par le Rassemblement national » aux législatives anticipées de 2024. Dans son rapport, l’Arcom « a considéré que la présentation de cet auditeur par son seul prénom alors qu’il est une personnalité politique ayant exercé un mandat électif, notamment candidat aux dernières élections législatives, ne satisfait pas aux obligations issues de l’article 1e de la délibération du 18 avril 2018. »
La police de l’audiovisuel considère que « sa qualité » doit être « clairement indiquée aux auditeurs afin qu’ils puissent être en mesure de contextualiser son argumentaire ».
Et de conclure : « En conséquence, l’Autorité a estimé qu’un manquement de la station aux exigences d’honnêteté et de rigueur qui lui incombent dans la présentation de l’information était caractérisé et lui a fermement demandé de veiller, à l’avenir, à leur respect. »
Ce n’est pas la première fois que la radio est épinglée pour « manque de mesure et d’honnêteté ». En été 2024, quelques jours seulement après le lancement de l’émission de Cyril Hanouna, l’Arcom avait déjà remonté les bretelles d’Europe 1.
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