Marc Ysaye et ses grands classiques du rock : « Live at Pompeii »

Documentaire sur un concert sorti en 1972 et réalisé par Adrian Maben, « Live at Pompeii » propose le groupe Pink Floyd se produisant dans l’amphithéâtre romain antique de Pompéi, en Italie. Idée géniale qui nous laisse encore pantois plus de cinquante après ! Bien que le groupe interprète un concert typique de l’époque, ce qui est particulier, c’est qu’il n’y a pas de public en dehors de l’équipe de tournage. Les principales images tournées dans et autour de l’amphithéâtre ont été filmées en quatre jours en octobre 1971, avec le matériel habituel du groupe en tournée. Des images supplémentaires tournées dans un studio de télévision parisien en décembre de la même année ont été ajoutées pour la sortie originale de 1972.
Comment cette idée a-t-elle vu le jour ? Lors d’une visite à Pompéi, le réalisateur Adrian Maben perdit son passeport et retourna à l’amphithéâtre visité plus tôt dans la journée pour le retrouver. En parcourant les ruines désertes, il comprend que le silence et les sons ambiants naturels offraient un cadre idéal à la musique. Il estimait également que filmer le groupe sans public serait une bonne réaction aux films précédents, comme « Woodstock » et « Gimme Shelter », où ces films accordaient autant d’importance aux artistes qu’aux spectateurs.
Écho naturel
Les interprétations de « Echoes », « A Saucerful of Secrets » et « One of These Days » furent filmées du 4 au 7 octobre 1971. Le choix des morceaux était principalement celui du groupe. Si Maben comprit l’importance d’inclure des extraits de leur nouvel album, « Meddle », il tenait également à inclure « Careful with That Axe, Eugene » et « A Saucerful of Secrets », estimant qu’ils seraient intéressants à filmer. Le groupe insista pour jouer en live et emporta son matériel de tournée habituel. L’écho naturel de l’amphithéâtre offrait une bonne acoustique pour l’enregistrement.
La première séquence filmée consistait en des plans montages du groupe se promenant dans Boscoreale, entrecoupés de plans de boue volcanique, que l’on peut voir à différents moments dans « Echoes » et « Careful with That Axe, Eugene ». Pour le concert, le groupe a enregistré des extraits des chansons, qui ont ensuite été montés.
Un grand film
L’orgue Farfisa Compact de Richard Wright, principal contributeur au fabuleux « Echoes », chef-d’œuvre absolu de Pink Floyd, est présent sur plusieurs chansons du film, notamment « Set the Controls for the Heart of the Sun » et « Echoes Part 2 ». Les autres chansons ont été tournées au Studio Europasonor, à Paris, du 13 au 20 décembre. Pour s’accorder avec le thème du travail précédent à Pompéi, le tournage autour de Boscoreale et des images d’archives de cascades et de lave, avec divers plans de mosaïques romaines et de dessins du Musée archéologique national de Naples, ont été intégrés aux images de Paris.

Bien que le réalisateur et le groupe aient été déçus par ces images, faute de temps et d’argent, ils n’eurent pas d’autre choix que de les utiliser. « Pink Floyd at Pompeii » est un grand film de par son originalité mais surtout par la qualité inouïe de la musique que Pink Floyd produit à ce moment-là.









