Un métier complètement perché
Fin mai, notre pays rayonnait sur la scène internationale au son de tambours et du claquement spécifique de deux bois l’un contre l’autre, dans une joute bon enfant. À plus de 13 000 kilomètres de leur Namurois natal en effet, Mélans et Avresses s’affrontaient au pavillon belge de l’Exposition universelle qui a lieu d’avril à octobre en terre nippone. Les visiteurs d’Osaka ont, semble-t-il, été conquis par cet étonnant combat d’échasseurs, perchés là-haut. Défiant la gravité avec une élégance surprenante, ces « acrobates » suivent pourtant une tradition qui n’étonne plus les natifs puisqu’elle est perpétuée depuis plus de 600 ans ! Au-delà du folklore, pourquoi les Namurois ont-ils un jour ressenti le besoin de prendre de la hauteur ? Selon l’historien Félix Rousseau, les échasses ont été indispensables au Moyen Âge lors des crues de la Meuse, de la Sambre et du Houyoux : les rues étroites de la vieille ville devenaient une vraie pataugeoire boueuse. Plutôt que de nager ou de se mouiller les pieds, nos ancêtres wallons auraient adopté les échasses pour se déplacer.










