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Les maisons closes, une fausse romance

Souvent traitées à l’écran et en librairie, elles fascinent comme un obscur objet de désir. Article réservé aux abonnés S'abonner
Journaliste Temps de lecture: 4 min

Lieux de fantasmes, de débauche et de réunion, les maisons closes ont fleuri en France jusqu’en 1946, rappellent Nicolas Charbonneau et Laurent Guimier, coauteurs d’un petit livre sur ce sujet à la fois pittoresque et coquin, mais qui ne doit pas faire oublier sa face sombre, le quotidien des filles esclaves de ces messieurs. Les maisons closes, signalées par la fameuse lanterne rouge, ont toujours existé, rappellent les deux journalistes remontant les âges et les sociétés, des lupanars romains aux clubs parisiens, comme une longue histoire du sexe tarifé où l’on croiserait Toulouse-Lautrec, Guy de Maupassant, Michel Simon… ou l’abbé Pierre. Mais attention !, les maisons closes enferment et soumettent leur « personnel ». Les rapports sont inégaux entre des filles asservies et des clients – disons des habitués – imbus de leur pouvoir. Le mal sévit partout dans le monde et pas seulement dans la France d’hier.

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