Adélaïde Charlier absente de la marche pour le climat : « Les jeunes s’engagent autrement »

Le 5 octobre prochain aura lieu une nouvelle marche pour le climat à Bruxelles. La population est appelée à se réunir dès midi à la gare du Nord pour un parcours de deux heures qui se clôturera par des concerts.
Les revendications sont claires : « faire basculer les financements ». La coalition climat veut que le gouvernement arrête de soutenir « les grands pollueurs » et qu’il mette l’accent sur « la transition énergétique et la justice sociale ».
Malheureusement cette année, un visage bien connu de l’activisme climatique ne sera pas présent. En effet, Adélaïde Charlier ne pourra se rendre à l’événement mais elle a une bonne excuse. Ce jour-là, elle prendra le large avec une équipe d’activistes 100 % féminine pour rejoindre la COP30 qui se déroulera au Brésil. Le départ du « Women Wave Project » est prévu à Cherbourg, en France.
« On a encore eu des victoires »
Activiste climat depuis 2019, Adélaïde Charlier a connu sa cote de popularité montée en flèche. On l’a connue dans les marches, criant l’illustre slogan : « On est plus chauds que le climat ». Plus de 70.000 personnes défilaient dans les rues à l’époque. Mais au fur et à mesure du temps, la foule est moins présente à ces manifestations. Seules 740 personnes ont fait le déplacement lors de la marche de novembre dernier. L’engouement semble être retombé. Mais lorsqu’on interroge Adélaïde Charlier, elle voit la situation autrement.
« Le mouvement n’a pas disparu, il a énormément changé. Il a évolué. Les jeunes qui sont sortis dans les rues, ont trouvé leur manière de s’engager et ça s’est diversifié. Les jeunes et toutes les générations sont tout aussi engagés aujourd’hui. Ils ont trouvé leur place ailleurs », nous assure la jeune femme. Elle se réjouit de cet engagement au quotidien qui va au-delà des marches : « Il y en a qui mettent les mains dans la terre au sein de fermes, d’autres créent des ceintures énergétiques, comme à Namur. (…) On a encore eu des victoires rien que ces derniers mois. Ça a encore de l’influence, c’est juste qu’on fait ça différemment. »
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