Juan Carlos, Victor-Emmanuel III : qui sont les exilés du gotha ?
Le vent de l’Histoire n’a jamais eu pitié des couronnes. Un matin, porté par les acclamations, du jour au lendemain, un monarque peut se retrouver balayé par les tempêtes politiques, condamné à contempler son royaume depuis une terre étrangère. L’exil des souverains a souvent la saveur amère d’un crépuscule.
En 1946, Victor-Emmanuel III quitte l’Italie dans un silence pesant. L’homme qui avait plié devant Mussolini ne trouve refuge qu’à Alexandrie, loin des palais où son père avait incarné l’unité italienne. Le peuple, las des compromissions, referme la page de la monarchie. Ainsi finit une dynastie, dans la poussière et l’indifférence.










