« Mourir peut attendre » : James Bond aime faire patienter
Le moins qu’on puisse dire, du moins avec le privilège du recul, est que, derrière le smoking de l’agent « double-zéro-sept », Daniel Craig aura bluffé tout le monde, jusqu’aux plus inconditionnels de ses fans. Certes, les circonstances de « Mourir peut attendre » qui aura au moins réussi à laisser tout le monde sur sa faim, à commencer par une sortie retardée de près de deux ans à cause de la pandémie, sujet régulièrement « traité » par la saga depuis « Au service secret de Sa Majesté » en 1969. Entre-temps, l’acteur, ayant imposé ses vues au couple de producteurs Broccoli/Wilson, a d’abord affirmé écarter toute forme de disparition de « l’increvable héros » qui ne le sera donc plus au terme de cette « fin de cycle » au sens devenu littéral du terme. Résultat des courses, Craig aura laissé tout le monde dans l’embarras, avec la question fondamentale : comment relancer la saga compte tenu d’un héros irrémédiablement (?) occis et orphelin de son ego ?






