« Une épreuve à traverser » : un ancien candidat de « Top Chef » revient sur son combat contre le cancer

En 2013, Valentin Néraudeau participe à la saison 4 de « Top Chef ». Celui qui avait été éliminé à l’époque au milieu de la compétition publie, ce mercredi 29 octobre, un livre intitulé « Du potager familial aux tables d’exception ». Dans cet ouvrage, il revient sur son parcours professionnel mais aussi sur son combat contre la maladie.
Après avoir évoqué ses premiers gros problèmes de santé survenus à l’âge de 28 ans, qui lui avaient valu « près de trois mois de soins intensifs », Valentin Néraudeau a dévoilé qu’il a souffert d’un cancer. « Un matin, je me suis réveillé sans sentir mes membres. Plus rien ne répondait, comme si l’électricité avait été coupée dans tout mon corps. J’étais encore jeune sur ma carte d’identité, mais usé jusqu’à la corde dans ma chair. (…) Je maigrissais à vue d’œil, avalé par les mails, les devis, les factures, happé par les nuits blanches et les journées trop pleines », confie-t-il dans son livre, comme le rapporte Télé-Loisirs.
Alors qu’il pensait faire un burn-out, le chef découvre lors d’un rendez-vous médical qu’il souffre d’un cancer de l’estomac. « Diagnostic immédiat, implacable : mon estomac, l’organe même qui portait ma vocation, était en train de menacer ma survie. Une chance sur deux, m’a-t-on dit. Un chiffre sec, tranchant, qui sonnait comme une lame de couteau posée au bord de ma gorge. Entre le verdict brutal et le retour à la vie, il y eut un couloir d’ombres, fait d’attente, de solitude et de regards qui s’éteignent », précise-t-il.
Et Valentin Néraudeau de poursuivre : « La personne qui partageait ma vie a fui, préférant se détourner vers un membre de mon équipe, comme si je n’étais plus « présentable » une fois privé de ma pleine énergie. Coup de grâce. Mais aussi, paradoxalement, une clarté violente : l’essentiel ne dépend que de moi. (…) Oui, ce fut dur. Mais je l’ai pris comme un défi de plus, une épreuve à traverser comme on dompte une cuisson fragile : avec patience et précision », ajoute-t-il.
Le chef souligne également le soutien constant de sa mère pendant son combat. « Trente-trois ans sans tomber ; ce n’était pas ce jour-là que j’allais rester au sol. Alors j’ai respiré, serré les poings, relevé la tête », conclut-il.
Retrouvez plus d’actualités sur www.soirmag.be et sur Facebook.







