Anne Berest part à la recherche de son père : « La transmission, c’est fondamental »
Dans votre roman « Finistère », vous partez à la recherche de votre père, Pierre. Vous deviez comprendre qui il était ?
Il y avait des manques le concernant. Je complète ainsi mon projet littéraire entamé avec « Gabriële » écrit avec ma sœur Claire, puis avec « La carte postale », tous deux consacrés à ma mère, sur notre arbre généalogique. Le transgénérationnel avec ses transmissions invisibles ou conscientes et parfois ratées, avec ses répétitions, notamment l’engagement politique de ma famille, à droite ou à gauche, est au cœur de cette trilogie. En fait, j’avais besoin de marcher enfin sur mes deux jambes, père et mère.
Ce Pierre Berest de Brest à la forte personnalité est énigmatique.










