Une ex-Miss Belgique dévoile les coulisses « très toxiques » du concours : « Ce monde, je ne veux plus en faire partie »

Kenza Ameloot, Miss Belgique 2024, s’est confiée au micro de Radio 1 sur son règne. Elle qualifie le concours de « monde très toxique » et dénonce de nombreux abus.
Elle revient par exemple sur le contrat que toutes les candidates prétendantes à la couronne ont dû signer, les obligeant à être disponible 24h/24, tous les jours. Il leur était également interdit de changer d’apparence ou encore de porter des baskets. Si elles ne respectaient pas ces clauses, elles risquaient des amendes pouvant grimper jusqu’à 12.500 euros.
L’une des candidates cette année-là avait envoyé des photos de ce contrat à ses proches. Le comité lui aurait alors dit : « Tu ne nous fais pas confiance ? Tu penses que nous ne voulons pas le meilleur pour nos miss ? » Kenza Ameloot ajoute : « Le message était clair : moins on posait de questions, mieux c’était. »
L’ex-Miss se souvient aussi du soir de son élection. Elle voulait que son petit ami la rejoigne dans sa chambre d’hôtel mais le comité s’y est opposé, lui imposant plutôt deux membres de l’équipe dans sa chambre : « Je devais me changer et me doucher dans cette chambre. (…) Soit je dormais avec l’un d’entre eux dans un lit double, soit je dormais dans un lit superposé. » Son choix s’est évidemment porté sur la deuxième proposition.
« La mauvaise publicité est aussi de la bonne publicité »
Kenza Ameloot a aussi été prise en photo à son insu alors qu’elle était seins nus. Le comité lui avait rétorqué : « Oui mais on ne te reconnaît pas », estimant que « la mauvaise publicité est aussi de la bonne publicité ». Elle raconte aussi que des hommes du comité circulaient aisément dans les pièces où les candidates se changeaient, sans respect de leur intimité.
Une ambiance toxique dont la jeune femme veut s’éloigner le plus possible : « Mon année n’a été qu’un combat contre Miss Belgique. Ce monde, je ne veux plus en faire partie. »
En juillet dernier, la Miss dénonçait déjà un monde « inhumain » et un travail mal payé au vu du nombre d’heures prestées. Elle était également encouragée à investir de son argent personnel. Lors de sa prise de parole, elle avait demandé la démission de la présidente du concours, Darline Devos. Elle a ensuite été rejointe par d’autres candidates.
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