Patricia Vanderlinden, la femme qui donne un nom aux morts : « Derrière les chiffres, il y a des victimes et leurs familles »
Quand son téléphone professionnel sonne, Patricia Vanderlinden sait qu’il s’agit rarement d’une bonne nouvelle. « Je ne suis jamais sereine quand on m’appelle sur une affaire. Je sais que, inexorablement, je vais changer le cours de la vie des gens », nous dit-elle. Un car renversé, une explosion, un suicide sur la voie ferrée, un corps sans identité… La mort ne prévient pas, elle convoque.
Depuis bientôt vingt ans, elle travaille au sein du DVI – Disaster Victim Identification, l’unité de la police fédérale chargée d’identifier les personnes décédées. Elle publie « Donner un nom aux morts » (Racine) : « Grâce à ce livre, j’aimerais que les gens comprennent qu’il y a des victimes derrière les chiffres, et surtout leurs familles. »










