La Belgique de l’entre-deux-guerres : le foot se professionnalise
Au Tour 1937, l’équipe belge domina tout de suite le débat. Le favori des Français s’appelait Roger Lapébie. Dans l’étape des Pyrénées, par le Tourmalet et l’Aubisque, les Belges auraient concrétisé leur supériorité si Lapébie n’avait été l’objet, de la part du public, et peut-être de certains suiveurs, d’une aide inadmissible : les commissaires, à Pau, durent bien pénaliser le Français d’une minute trente secondes.
Le chauvinisme français à son apogée
Le lendemain, le Tour arrivait à Bordeaux, et Bordeaux était la patrie de Lapébie. Sur la route, on bombarda les coureurs belges de pierres et de bouteilles ; on leur jeta du poivre aux yeux ; Sylvère Maes dut renoncer à porter le maillot jaune pour éviter d’attirer l’attention ! ; des journalistes belges furent accueillis par les injures de milliers d’énergumènes. Comble : le soir même, les commissaires infligeaient à Sylvère Maes quinze secondes de pénalisation, affirmant qu’il avait reçu l’aide de deux individuels belges.










