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La Belgique de l’entre-deux-guerres : le foot se professionnalise

Dans un dernier soubresaut avant la Seconde Guerre mondiale, le sport entame une mutation majeure : athlètes professionnels, transferts, vedettariat et… virus linguistique. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Pierre Stéphany
Temps de lecture: 5 min

Au Tour 1937, l’équipe belge domina tout de suite le débat. Le favori des Français s’appelait Roger Lapébie. Dans l’étape des Pyrénées, par le Tourmalet et l’Aubisque, les Belges auraient concrétisé leur supériorité si Lapébie n’avait été l’objet, de la part du public, et peut-être de certains suiveurs, d’une aide inadmissible : les commissaires, à Pau, durent bien pénaliser le Français d’une minute trente secondes.

Le chauvinisme français à son apogée

Le lendemain, le Tour arrivait à Bordeaux, et Bordeaux était la patrie de Lapébie. Sur la route, on bombarda les coureurs belges de pierres et de bouteilles ; on leur jeta du poivre aux yeux ; Sylvère Maes dut renoncer à porter le maillot jaune pour éviter d’attirer l’attention ! ; des journalistes belges furent accueillis par les injures de milliers d’énergumènes. Comble : le soir même, les commissaires infligeaient à Sylvère Maes quinze secondes de pénalisation, affirmant qu’il avait reçu l’aide de deux individuels belges.

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