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Cécile Coulon livre un conte noir sur la cruauté ordinaire : « L’ultra-protection comme l’ultra-abandon ne mènent jamais à une belle vie »

Avec « Le visage de la nuit », Cécile Coulon poursuit son exploration des marges, de la violence collective, de ceux qu’on préfère ne pas voir. Un roman sombre, beau, haletant. Article réservé aux abonnés S'abonner
Par Rodrigue Jamin
Temps de lecture: 4 min

Dans un village hors du temps et sans contours, la nuit recouvre tout. Un enfant au visage ravagé, un autre couvé comme un miracle : il faut les préserver de la communauté. La romancière française compose un conte noir sur la cruauté ordinaire, la peur de la différence. Sa langue poétique n’adoucit jamais la violence du propos. Grandiose.

Comme pour « La langue des choses cachées », l’histoire se déroule à Fond du Puits. Pourquoi y être retournée ?

Je n’avais pas envie de partir. J’avais l’impression qu’il suffisait que je tape à la porte d’une autre maison du village pour avoir une nouvelle histoire à raconter. Je me sentais bien dans cet espace d’écriture.

Cela évoque l’imaginaire du conte…

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