Les fleurs dans l’Histoire : le scintillement de la Grande capucine
Dansons la capucine, y’a pas de pain chez nous, y’en a chez la voisine, mais ce n’est pas pour nous… » Ces quelques notes sur un air enfantin, que nous avons fredonnées en tournant jusqu’à l’étourdissement, cachent sous leur apparente candeur une réalité bien plus sombre. Née dans les années 1860 et transcrite par le chansonnier montmartrois Jean Baptiste Clément, cette ronde évoque la faim des sans-le-sou face à l’opulence des couvents de l’Ancien Régime, dans lesquels les moines capucins, protégés par leurs sombres capuches, gardaient leurs celliers pleins tandis que le peuple jeûnait.










