Programme télé de ce dimanche 12 avril : notre sélection

Casablanca, 1942. Un espion canadien des services secrets britanniques doit former avec une espionne française un duo chargé d’occire un diplomate allemand. Mission bien vite dûment accomplie. De retour à Londres, Max emmène Marianne dans ses bagages et bientôt, le « couple » oublie les guillemets et convole en justes noces. Mieux : de cette belle histoire d’amour naît une petite fille. Tout ça n’est-il pas un peu trop beau pour être vrai ? Toujours est-il que monsieur est prévenu par son propre service que madame est peut-être un agent double. Totalement incrédule, Max va mener sa propre enquête dans un climat de plus en plus tendu, d’autant que le conflit semble désormais tourner à l’avantage des… Alliés.
L’illustre Zemeckis est très fier d’annoncer, en février 2015, qu’il va réaliser un grand film d’espionnage historique sur base d’une histoire vraie, présentée par le scénariste Steven Knight, authentique natif de Marlborough, qui à son tour, s’en va t’en guerre avec du « lourd », car cette « true story » lui a été racontée quand il avait 20 ans par un proche parfaitement digne d’une totale confiance. Quant au père de « Forrest Gump », il est pour rappel une icône de la production US, où son touche-à-tout de génie le fait comparer à Steven Spielberg.
Le projet prend son allure définitive là où Brad Pitt et Marion Cotillard s’y engouffrent. Pitt ? À l’époque encore, il reste le blondinet préféré des chaumières. En héros québécois – qualificatif totalement inusité à l’époque – on n’y croit que très moyennement, alors qu’en nouvelle « Mata Hari », Marion Cotillard est nettement plus convaincante, tirant vers le haut ce récit abracadabrant et… typiquement hollywoodien. Très, voire trop glamour ? Demi-échec au box-office. Pour l’acteur, la leçon aura été retenue, ce qui nous amène au docu lui consacré par les Français Adrien Dénouette et Thibaut Sève dans la production qui suit le film, sous-intitulée « La revanche d’un blond » par analogie à la fiction ayant réussi à nuancer l’image de Reese Witherspoon, venant tout juste de fêter ses 50 balais. Brad Pitt en compte 62, et préfère qu’on l’associe désormais à ses rôles plus cinéphiliques tels ceux des « Seven », « Meet Jo Black », « Snatch », « L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford », « L’Étrange Histoire de Benjamin Button », « Inglourious Basterds », « Burn After Reading », « Twelve Years a Slave », « Fury », « Once Upon a Time… in Hollywood », « Bullet Train », « Babylon » ou encore « F1 », quitte à n’en être que producteur (souvent bien avisé), discrète « guest-star », voire… simple narrateur ou « caméotiste ».
« Alliés », 21h00, Arte, deux étoiles.







