Programme télé de ce mercredi 20 mai : notre sélection

Le nom de Léon Blum est comme qui dirait aujourd’hui « assis entre deux voire trois chaises » : d’un côté les nostalgiques et néo-nostalgiques de Fronts populaires de 1936 et… 2022, de l’autre les historiens ou passionnés d’histoire, et au milieu les « connais pas » de nos jeunes têtes « réseausocialisées » ayant pris la relève des contestataires post-mai 68 qui disaient ça à propos… d’Hitler ! Un comble ? Même pas, l’histoire restant d’une manière ou d’une autre « un éternel recommencement ». Pour éviter de faire le grand potage avec tout ça, voici un documentaire digne de remettre ce Président du Conseil, équivalent du pensionnaire de Matignon de la toujours actuelle Ve République (instaurée par de Gaulle en 1958) qui ne fit que passer, à l’époque de la IIIe qui s’est étendue de 1870 à 1940 et fut tuée par Pétain de Vichy. La naissance du vrai Front populaire doit beaucoup à son personnage emblématique, fondé par les antifascistes alertés par la fameuse marche sur Rome de Benito Mussolini ayant, en 1922, réussi là où Hitler échouera sur Berlin un an plus tard. En gros, haro sur le fascisme partout en Europe hors URSS où une dictature pire encore suit l’avènement de Staline depuis le décès de Lénine en 1922 jusqu’au sien en 1953. Le Front populaire prend aussi ses racines au lendemain du « Jeudi noir » de Wall Street en 1929, aux conséquences économiques planétaires et palpables dans l’Europe des années 30.
En France, tout (re)démarre à la suite de grèves générales chez Citroën et Renault, mouvement sans précédent par son succès et, en temps de crise… la fiesta partout. Aux élections de 1936, les listes du FP écrasent droite, extrême droite et loyalistes. Malgré ses origines juives vilipendées par les antisémites alors nombreux partout en Europe (URSS comprise), Léon Blum passe avec ses réformes, principalement semaine des 40 heures, congés payés annuels et augmentations des salaires de 15 % ! Du jamais-vu. Trois femmes sont nommées secrétaires d’État alors qu’elles ne peuvent pas encore voter… Les deux gouvernements Blum ne tiendront pas plus d’un an mais les réformes seront reprises par la IVe République en 1946. Tout est revu en son et image souvent colorisée, grâce surtout aux archives confisquées par les nazis sous l’Occupation et récupérées par l’Armée rouge en 1945, avec témoignages des héritiers de ces héros d’un temps à… ne jamais oublier. Merci aux auteurs Fabien Béziat, Hugues Nancy et à tous leurs invités. Et la BO d’Alexandre Desplat SVP !
« 1936, le Front populaire : entre joie et colères », 21h10, France 3.








